jeudi 2 février 2012

Mon père, cet inconnu ...

Cela arrive à tout généalogiste, à un moment où un autre lors de ses recherches : trouver un ancêtre né de père inconnu. C'est le cas de mon Sosa n°112 Jacques CHAMPION, né le 18 février 1810 à Feux de Jeanne CHAMPION alors âgée de 30 ans et de père inconnu.

Il n'en faut pas plus pour piquer ma curiosité, car d'autres éléments de son acte de naissance sont étonnants :
1. Le métier de Jeanne CHAMPION : mendiante
2. Elle n'est pas originaire de ce village, mais de Crézancy-en-Sancerre à 20km de là.
3. Alors que j'imaginais difficile pour une femme ayant un enfant naturel de se marier ... elle trouvera un mari à peine 3 ans après la naissance de Jacques.

Il me faut alors fouiller les archives et tout reprendre par ordre chronologique :

Pour une raison que je n'ai pas encore élucidée, toute la famille CHAMPION, Jeanne y compris, déménage de Crézancy-en-Sancerre où Pierre CHAMPION était vigneron. Elle s'installe à Feux, au lieu-dit des Beurthes.
Le 11 mai 1808, Bonnet CHAMPION, frère de Jeanne, décède à l'âge de 22 ans. Il était domestique et vivait "dans la maison de sa mère". J'apprends alors que son père est également décédé, mais aucune trace d'un acte. Peut-être ont-ils quitté Crézancy suite à ce décès ?
Le 18 février 1810 nait Jacques CHAMPION.

Le 9 février 1812 une certaine Marie LUMINAIRE, 48 ans, décède à Feux, à la loge du Pont. Mais que vient-elle faire dans notre histoire ?

Le 20 septembre 1813, son veuf de mari âgé de 51 ans épouse Jeanne CHAMPION. Il s'appelle Jacques CHEVALLIER. Son prénom ne vous dit rien ? Il est tour à tour manœuvre et fendeur de bois.
Bien entendu, nous ne saurons jamais la vérité, mais je pense qu'il y avait bien anguille sous roche.

dimanche 29 janvier 2012

Recherches nivernaises

Mes ancêtres n'étaient pas de grands voyageurs. En effet, après un savant calcul sur les 1002 ancêtres que j'ai trouvé pour le moment ... seuls 4 ne sont pas originaires du Cher, soit 0,4%.
Mais comme je l'ai écrit, c'est pour le moment car les départements limitrophes ont la bonne idée de bien vouloir mettre en ligne leurs archives. Je vais pouvoir ainsi partir à la recherche des ancêtres qui ont émigré en Berry. C'est le cas de la Nièvre où les mises en ligne vont bon train. Avant de m'y mettre sérieusement, je vais vous présenter rapidement mes ancêtres nivernais :

- Jean BEAUNEZ(ou BONNE), mon SOSA n°242, la huitième génération de mon arbre. Ce que je sais, c'est qu'il est né à Préporché le 19 février 1789 de Jean BEAUNEZ et Jeanne MILLARY. Il épouse Marie CANDRET le 22 mai 1836 à Herry. Il a 47 ans, elle en a 17. De leur union naît Rosalie BEAUNEZ, mon aïeule. Il décède le 11 décembre 1860 à Herry, au Chêne d'Herry. De Préporché dans le Morvan à Herry cela fait tout de même 100 km ! En plus de retrouver les ascendants de Jean BEAUNEZ, j'aimerai bien savoir ce qu'il c'est passé entre 1789 et 1836 ... il a bien dû avoir un précédent mariage !

- Françoise GALLARD, ma SOSA n° 291, la neuvième génération de mon arbre. Elle serait originaire de Saint-Père ou de Cours, à côté de Conse-sur-Loire. Cela dépend des sources ! Elle est la fille de Blaise GALLARD et Solange THEURIET. Elle épouse Jean DELAPORTE à Sury-en-Vaux le 9 mai 1775 où elle terminera ses jours.

mardi 27 décembre 2011

Bestiaire du moyen âge


Cet article n'est pas directement lié à mes ancêtres, car je n'en ai pas retrouvé au Moyen-Âge. J'aime cependant tout ce qui touche au bestiaire de cette époque. Il y a justement eut une très bonne émission dans la marche de l'histoire (France Inter) a écouter ici. Comment étaient classés les animaux, les "domestiques" les "imaginaires".

Je vous invite aussi à consulter le livre du bestiaire des cathédrales.


mercredi 30 novembre 2011

Bonne nouvelle

Les archives départementales de la Nièvre sont en ligne ! Ou tout du moins en partie.

Le lien : http://archives.cg58.fr

mercredi 2 novembre 2011

Meunier sur la Belaine

J'ai dans mes ascendants plusieurs meuniers. Mais il n'est pas toujours précisé dans les actes le lieu précis du moulin ; il faudrait pour se faire dépouiller les recensements ou les archives de notaire. Ce n'est qu'à l'état de projet pour l'instant

Heureusement on peut parfois tomber sur ces informations qui permettent de pousser les investigations un peu plus loin. Ainsi, François THOMAS (1776-1817) aurait été meunier à Moulin Alix, sur la commune de Sury-en-Vaux. Renseignement pris, ce moulin se trouve sur la Belaine.
La commune de Sury-en-Vaux était apparemment bien pourvue en moulins : moulins à vent sur les collines ou à eau dans le creux des vallons. La Belaine n'est qu'un ruisseau prenant sa source au sud du Petit Chaudenay à Ménetou-Râtel. Il traverse ensuite Sury-en-Vaux, longe le bois de Charnes puis traverse Bannay avant de rejoindre le Ru et le lit de la Loire. Ce ruisseau aurait alimenté jusqu'à sept moulins, aujourd'hui presque tous disparus, ou plutôt réhabilités.
Source : Géoportail
Carte de Cassini (source : Géoportail)

Un internaute a étudié l'historique des noms de ruisseaux dans notre région, voici ce qu'il a pu trouver sur la Belaine :
Riparia de Siagacoin in Vallibus, La rivière de Baillene, Ripparia de Vellene, Baillene, Bellennes, La rivière de Vallenes, La Veleyne, Rivière de la Vellaine, La rivière de Bellennes, La rivière de Belaines, La rivière de Ballaine, Vellaine, la rivière de Belaine, Ruisseau de Belaine

Ceci est un condensé : plus d'informations sur le site ici.

Au fond coule la Belaine ... ici au nord du Moulin Granger (source Google Maps - Street View)

lundi 31 octobre 2011

Déclarant, tout un métier

J'ai découvert lors de dépouillements systématiques de sépultures des déclarants qui reviennent très souvent dans les actes. Et bizarrement, ils sont le plus souvent cités comme "amis" des défunts.
En voici quelques-uns pour la commune de Saint-Bouize, tirés du début du XXème siècle :

- Clément DUCROUX, secréatire de mairie (1914-1917)
- Adrien GABOT, sans profession (1912-1918)
- Hubert GAUDRY, maréchal (1910)
- Eugêne LOGNON, instituteur (1910-12)
- Pierre MECHIN, garde champêtre (1918)
- Ovide PICARD, marchand de bois (1913)
- Louis TRUCHON, charpentier (1913 - 1918)

Ces hommes étaient soit artisans, soit représentants de l'État. Le plus souvent le premier déclarant était une personne de la famille ou un voisin, et en second déclarant on pourrait retrouver l'un de ceux que j'appellerais "déclarant professionnel" à moins qu'officiel ne soit plus exact. Jamais je n'aurai pu découvrir ceci en
ne m'intéressant qu'à ma généalogie. Les archives ont beaucoup de choses à nous apprendre !


samedi 8 octobre 2011

Dur dur

Et oui dur dur d'avancer sur sa généalogie lorsque l'on n'est pas sur place. Je ne suis pas déjà en retraite, et même si j'ai des congés je n'ai pas forcément l'occasion de me rendre régulièrement aux archives. Archives qui ont d'ailleurs la fâcheuse tendance d'être en vacances en même temps que moi. Alors je profite des ressources sur internet ... et j'essaie de faire progresser la généalogie des autres en participant à ces dépouillements.

C'est finalement cela que j'ai découvert en même temps que la généalogie, beaucoup de générosité.