Voici de nouveau un article sur les femmes, journée de la femme oblige. Cette fois je me suis penchée sur la profession des femmes de mon arbre.
Leur profession n'est pas toujours indiquée dans les registres. J'ai ainsi pu calculer que la profession des hommes est renseigné 2,4 fois plus souvent que celle des femmes.
Voici le classement décroissant des métiers de mes ancêtres :
- Ménagère 41
- Vigneronne 29
- Manœuvre, journalière 10
- Couturière 5
- Domestique 3
mais aussi meunière, mendiante, cultivatrice, jardinière, bucheronne.
La profession n°1 des femmes reste bien celle de ménagère. Bien qu'il soit difficile de savoir ce qui se cache derrière ce terme. Femme au foyer ? Mais aussi certainement s'occuper de la basse-cour, voire plus.
Région viticole oblige, de nombreuses femmes sont notées vigneronnes.
Une nouvelle exposition est arrivée à l'Ecomusée du Pays de Rennes ayant pour thème " Le grand espoir " ou la campagne bretonne des années 60.
Je n'ai pas encore eut l'occasion de m'y rendre, mais cette exposition s'accompagne de nombreuses animations : conférences, projections de films.
Ainsi samedi 18 février, une conférence aux Champs Libres (Rennes) traitera du thème "Femme des campagnes". En voici la description :
Quel était l'espoir des femmes et des jeunes filles à la ferme dans les années 60 ? Comment ont-elles vécu la rapide mutation des campagnes ? C'est en partant d'extraits de films de l'INA que nous proposons d'explorer cette interrogation. Ces films permettent de croiser les regards : celui que les femmes rurales portent sur leur vie mais aussi celui que la télévision transmet à la France qui s'équipe de boites noires.
Cela arrive à tout généalogiste, à un moment où un autre lors de ses recherches : trouver un ancêtre né de père inconnu. C'est le cas de mon Sosa n°112 Jacques CHAMPION, né le 18 février 1810 à Feux de Jeanne CHAMPION alors âgée de 30 ans et de père inconnu.
Il n'en faut pas plus pour piquer ma curiosité, car d'autres éléments de son acte de naissance sont étonnants :
1. Le métier de Jeanne CHAMPION : mendiante
2. Elle n'est pas originaire de ce village, mais de Crézancy-en-Sancerre à 20km de là.
3. Alors que j'imaginais difficile pour une femme ayant un enfant naturel de se marier ... elle trouvera un mari à peine 3 ans après la naissance de Jacques.
Il me faut alors fouiller les archives et tout reprendre par ordre chronologique :
Pour une raison que je n'ai pas encore élucidée, toute la famille CHAMPION, Jeanne y compris, déménage de Crézancy-en-Sancerre où Pierre CHAMPION était vigneron. Elle s'installe à Feux, au lieu-dit des Beurthes.
Le 11 mai 1808, Bonnet CHAMPION, frère de Jeanne, décède à l'âge de 22 ans. Il était domestique et vivait "dans la maison de sa mère". J'apprends alors que son père est également décédé, mais aucune trace d'un acte. Peut-être ont-ils quitté Crézancy suite à ce décès ?
Le 18 février 1810 nait Jacques CHAMPION.
Le 9 février 1812 une certaine Marie LUMINAIRE, 48 ans, décède à Feux, à la loge du Pont. Mais que vient-elle faire dans notre histoire ?
Le 20 septembre 1813, son veuf de mari âgé de 51 ans épouse Jeanne CHAMPION. Il s'appelle Jacques CHEVALLIER. Son prénom ne vous dit rien ? Il est tour à tour manœuvre et fendeur de bois.
Bien entendu, nous ne saurons jamais la vérité, mais je pense qu'il y avait bien anguille sous roche.
Mes ancêtres n'étaient pas de grands voyageurs. En effet, après un savant calcul sur les 1002 ancêtres que j'ai trouvé pour le moment ... seuls 4 ne sont pas originaires du Cher, soit 0,4%.
Mais comme je l'ai écrit, c'est pour le moment car les départements limitrophes ont la bonne idée de bien vouloir mettre en ligne leurs archives. Je vais pouvoir ainsi partir à la recherche des ancêtres qui ont émigré en Berry. C'est le cas de la Nièvre où les mises en ligne vont bon train. Avant de m'y mettre sérieusement, je vais vous présenter rapidement mes ancêtres nivernais :
- Jean BEAUNEZ(ou BONNE), mon SOSA n°242, la huitième génération de mon arbre. Ce que je sais, c'est qu'il est né à Préporché le 19 février 1789 de Jean BEAUNEZ et Jeanne MILLARY. Il épouse Marie CANDRET le 22 mai 1836 à Herry. Il a 47 ans, elle en a 17. De leur union naît Rosalie BEAUNEZ, mon aïeule. Il décède le 11 décembre 1860 à Herry, au Chêne d'Herry. De Préporché dans le Morvan à Herry cela fait tout de même 100 km ! En plus de retrouver les ascendants de Jean BEAUNEZ, j'aimerai bien savoir ce qu'il c'est passé entre 1789 et 1836 ... il a bien dû avoir un précédent mariage !
- Françoise GALLARD, ma SOSA n° 291, la neuvième génération de mon arbre. Elle serait originaire de Saint-Père ou de Cours, à côté de Conse-sur-Loire. Cela dépend des sources ! Elle est la fille de Blaise GALLARD et Solange THEURIET. Elle épouse Jean DELAPORTE à Sury-en-Vaux le 9 mai 1775 où elle terminera ses jours.
Cet article n'est pas directement lié à mes ancêtres, car je n'en ai pas retrouvé au Moyen-Âge. J'aime cependant tout ce qui touche au bestiaire de cette époque. Il y a justement eut une très bonne émission dans la marche de l'histoire (France Inter) a écouter ici. Comment étaient classés les animaux, les "domestiques" les "imaginaires".
Je vous invite aussi à consulter le livre du bestiaire des cathédrales.
Les archives départementales de la Nièvre sont en ligne ! Ou tout du moins en partie.
Le lien : http://archives.cg58.fr
J'ai dans mes ascendants plusieurs meuniers. Mais il n'est pas toujours précisé dans les actes le lieu précis du moulin ; il faudrait pour se faire dépouiller les recensements ou les archives de notaire. Ce n'est qu'à l'état de projet pour l'instant
Heureusement on peut parfois tomber sur ces informations qui permettent de pousser les investigations un peu plus loin. Ainsi, François THOMAS (1776-1817) aurait été meunier à Moulin Alix, sur la commune de Sury-en-Vaux. Renseignement pris, ce moulin se trouve sur la Belaine.
La commune de Sury-en-Vaux était apparemment bien pourvue en moulins : moulins à vent sur les collines ou à eau dans le creux des vallons. La Belaine n'est qu'un ruisseau prenant sa source au sud du Petit Chaudenay à Ménetou-Râtel. Il traverse ensuite Sury-en-Vaux, longe le bois de Charnes puis traverse Bannay avant de rejoindre le Ru et le lit de la Loire. Ce ruisseau aurait alimenté jusqu'à sept moulins, aujourd'hui presque tous disparus, ou plutôt réhabilités.
Source : Géoportail
Carte de Cassini (source : Géoportail) Un internaute a étudié l'historique des noms de ruisseaux dans notre région, voici ce qu'il a pu trouver sur la Belaine :
Riparia de Siagacoin in Vallibus, La rivière de Baillene, Ripparia de Vellene, Baillene, Bellennes, La rivière de Vallenes, La Veleyne, Rivière de la Vellaine, La rivière de Bellennes, La rivière de Belaines, La rivière de Ballaine, Vellaine, la rivière de Belaine, Ruisseau de Belaine
Ceci est un condensé : plus d'informations sur le site ici.
Au fond coule la Belaine ... ici au nord du Moulin Granger (source Google Maps - Street View)