lundi 28 mai 2012

Mine bleue, la vie autour des ardoises

Les jours fériés du mois de mai ont cet avantage de nous laisser le temps de découvrir le patrimoine. Nous en avons profité pour visiter le site de la mine bleue. Pour cela direction le Maine-et-Loire, l'extraction d'ardoise était une spécificité du bassin d'Angers.


Sur ce site de l'ancienne ardoisière de de la Gatelière, il est possible de descendre à 126m de profondeur et déambuler dans les anciennes galeries et chambres. Ici est présentée la dure vie des mineurs : 830 marches à descendre en 30 minutes ... et à remonter en 1h30 ! Bien entendu ces heures n'étaient pas payées. Les enfants n'étaient pas en reste, et descendaient comme apprentis dès 14 ans. Durant les 20 ans d'exploitation, un seul mort à cause d'éboulement, mais de nombreuses maladies liées aux poussières (schistose) ou au bruit.


A la surface est présenté le métier de fendeur. A la fois les techniques ainsi que l'histoire.
Et pour joindre l'utile à l'agréable, une dégustation e la version "édulcorée" de la boisson des mineurs "le postillon", qui a l'époque titrait tout de même 60°.
Ce site n'est resté ouvert que de 1916 à 1936 : la faute au propriétaire, une banque ayant subit le premier krach boursier et à une ardoise de qualité moyenne.
Bref, un bel effort de conservation et un site que je recommande !

Sites
- patrimoine minier, page sur les ardoisières du Nord-Ouest
- histoire des ardoisières

lundi 30 avril 2012

Fête du travail ... mais quel travail ?

En ce jour de fête du travail, loin de toute polémique sur le "vrai" travail, je souhaite rendre hommage au travail des mes aïeux. Leurs conditions de vie, et de travail, étaient sans nul doute bien moins bonnes que les nôtres. Une page recense leurs métiers, mais je veux aller un peu plus loin que cette simple liste. Je ne parle ici que des métiers des hommes, un billet précédent étant consacré aux femmes.

Des vignes ...
Sans grande surprise, la majorité de mes ancêtres étaient vignerons. Ils représentent près de 40% des professions indiquées. Attention toutefois aux biais, car mes branches les plus complètes sont aussi celles de vignerons. Ces ancêtres étaient majoritairement originaires de Sury-en-Vaux, Verdigny, mais plus généralement de tout le Sancerrois.



 ... aux champs
Viennent ensuite les laboureurs, et en 4ème position les cultivateurs. Ces deux métiers réunis représentent un quart des métiers mentionnés.

Un autre groupe important est celui des "petites mains" avec en premier lieu les manoeuvres, également les journaliers mais aussi les domestiques. Ils représentent à peu près un métier sur 6 renseigné. Il est intéressant d'observer qu'un nombre important de 'manoeuvres" ne le restent pas toute leur vie.


Une multitude d'autres professions



Tout cela mis bout à bout, il ne reste plus beaucoup de place pour les autres métiers car ces trois grands groupes représentent les 4/5 des métiers. J'ai pourtant recensé 27 autres métiers différents !

La plupart sont des petits métiers des campagnes, pouvant compléter ou non la vie de vigneron ou de cultivateur : sabotier, "propriétaire", meunier, tonnelier, cordier, bourrelier.
Je retrouve également quelques professions liées à la forêt : fendeur, charbonnier, garde forestier, bucheron.
Divers artisans : boucher, charpentier, drapier, marchand, pannetier, tailleur d'habits, tuillier ...
Et quelques métiers plus "prestigieux" (je ne sais pas si c'est le bon terme) comme notaire ou procureur.

mercredi 25 avril 2012

Quitter le Berry

Comme je l'ai déjà écris dans mon article "Recherches nivernaises", mes ancêtres voyageaient peu. J'avais calculé à l'époque avoir 0,4% de mes ancêtres hors du Cher. Ces branches provenaient :
  • une branche d'Issoudin, dans l'Indre (c'est à dire encore dans le Berry)
  • deux branches dans le Loire
  • deux branches nivernaises déjà présentées à St Père et Préporché dans le Morvan.
Avoir des ancêtres centrés sur deux voire trois cantons, cela facilite les recherches. Mais cela est un peu "monotone", j aimerai bien un peu de voyage.

Avant-hier j'ai retrouvé la photographie d'un acte de décès. J'y retrouve mon SOSA n°116 Jean DUMAY. Manoeuvre à St Bouize. Ses parents : Edmé DUMAY et Madeleine RAOUL. Tous les deux décédés. L'acte est peu lisible, je crois reconnaître comme origine le village de Vinon. Mais cela ne colle pas avec le canton qui aurait du être Sancerre. Après quelques recherches, je découvre finalement que le village en question est Vernoy dans le département de "Lionne". En fait le département de l'Yonne. Et bien voilà un peu de piment !


samedi 14 avril 2012

Charles LEGRAS, maréchal sur 4 générations

La lecture des actes nous réserve parfois des surprises. Voici le cas de l'acte de décès de Charles LEGRAS, 80 ans, le 22 juin 1900 à St Bouize (18).

On y apprend qu'il a exercé le métier de maréchal à St Bouize.
Il est fils de Marie Gilet et Charles LEGRAS, maréchal à Veaugues. Les témoins sont Charles LEGRAS, fils du défunt 60 ans maréchal à St Bouize et Charles LEGRASn petit-fils du défunt 34 ans maréchal à St Bouize !

jeudi 12 avril 2012

Mémoire visuelle

S’intéresser à la généalogie, c'est aussi se pencher sur la mémoire de manière générale. Cartes postales de villages, anciens métiers et leurs savoir-faire. Il ne faut pas non plus oublier la mémoire "vidéo".

L'INA possède un site bien connu, où l'on peut notamment retrouver le journal anniversaire de sa naissance.
Pour ceux qui comme moi font leurs recherches en région Centre, un site permet de préserver la mémoire en région Centre : http://memoire.ciclic.fr.

Les points marquants de ce site :
  • il est possible d'effectuer une recherche par mot-clé ou sur une carte. Des "albums" thématiques ont également été constitués.
  • chacun peut déposer ses vidéos ; il est également possible d'envoyer ses bobines et le Centre Image se charge de la numérisation
  • pour les détectives, des énigmes sont proposées : par exemple reconnaître une commune ou un monument présent sur une vidéo
  • résoudre des énigmes (par exemple identifier une commune sur une vidéo déposée). La période va des années 30 à nos jours.

Il y a actuellement plus de 500 vidéos pour le Cher. Je vous propose un petit aperçu du Sancerrois en vidéo.


mercredi 14 mars 2012

Profession de femme

Voici de nouveau un article sur les femmes, journée de la femme oblige. Cette fois je me suis penchée sur la profession des femmes de mon arbre.
Leur profession n'est pas toujours indiquée dans les registres. J'ai ainsi pu calculer que la profession des hommes est renseigné 2,4 fois plus souvent que celle des femmes.

Voici le classement décroissant des métiers de mes ancêtres :
  • Ménagère 41
  • Vigneronne 29
  • Manœuvre, journalière 10
  • Couturière 5
  • Domestique 3
mais aussi meunière, mendiante, cultivatrice, jardinière, bucheronne.

La profession n°1 des femmes reste bien celle de ménagère. Bien qu'il soit difficile de savoir ce qui se cache derrière ce terme. Femme au foyer ? Mais aussi certainement s'occuper de la basse-cour, voire plus.
Région viticole oblige, de nombreuses femmes sont notées vigneronnes.

jeudi 16 février 2012

Femmes des campagnes

Une nouvelle exposition est arrivée à l'Ecomusée du Pays de Rennes ayant pour thème " Le grand espoir " ou la campagne bretonne des années 60.
Je n'ai pas encore eut l'occasion de m'y rendre, mais cette exposition s'accompagne de nombreuses animations : conférences, projections de films.

Ainsi samedi 18 février, une conférence aux Champs Libres (Rennes) traitera du thème "Femme des campagnes". En voici la description :

Quel était l'espoir des femmes et des jeunes filles à la ferme dans les années 60 ? Comment ont-elles vécu la rapide mutation des campagnes ? C'est en partant d'extraits de films de l'INA que nous proposons d'explorer cette interrogation. Ces films permettent de croiser les regards : celui que les femmes rurales portent sur leur vie mais aussi celui que la télévision transmet à la France qui s'équipe de boites noires.