mardi 5 novembre 2013

Morts pour la France 14/18 : les hommes de Sury-en-Vaux et Verdigny [1]

Pour ce mois de novembre, j'aurai pu partager les quelques photos de mes aïeux ayant participé à la Première Guerre Mondiale (j'en connais au moins trois), sauf que je n'aurai publié que des photos et rien eut d'autre à raconter. Je n'ai en effet en ma possession qu'un seul livret militaire : voilà de quoi travailler pour les années à venir !

Pour le thème de ce mois, je vais donc vous parler des soldats morts pour la France de Sury-en-Vaux et Verdigny : je suis originaire de ces villages, ceci explique cela. Pour ce premier article, je vais vous présenter ces hommes ; pour les prochains billets je détaillera la vie de certains d'entre eux.

Les informations dont je dispose

J'ai recueilli les noms des soldats morts pour la France sur les monuments aux morts des deux villages. Un site répertorie (entre autre) les monuments aux morts du Cher : Monuments du Cher 1914-1918.

Je suis ensuite allée sur le site du ministère de la défense SGA / Mémoire des hommes pour accéder aux fiches de ces soldats. J'ai ainsi pu compiler les données des fiches.

De jeunes hommes ...

L'âge au décès de ces hommes s'échelonne de dix neuf à trente sept ans. Une génération sacrifiée...
Pierre Gabriel BARON est né le le 31 octobre 1898 à Sury-en-Vaux et mort le 2 octobre 1918 à Orfeuil dans les Ardennes. Il faisait partie du 21ème Bataillon de Chasseurs à Pied.
Louis REZZARD est né le 6 mars 1877 à Sury-en-Vaux et est décédé à l'hôpital mixte de Cormery, de suites de blessures de guerre le 27 novembre 1914.


Leurs affectations

Pour le recrutement, les hommes de Sury-en-Vaux et Verdigny devaient passer la Loire et ainsi changer de département et de région ! Le recrutement avait lieu à Cosne-sur-Loire (Nièvre).

Sur nos cinquante-sept hommes :

Quanrante deux faisaient partie de Régiments d'Infanterie
Quatre de Régiments d'Artillerie
Deux de Régiments d'Artillerie Lourde
Trois étaient affectés à un bataillon de chasseurs à pied
Un dans un Régiment de Cuirassiers
Deux chez les Zouaves
Un dans un bataillon mixte Zouaves et Tirailleurs
Enfin, l'un d'entre eux était infirmier militaire

Caserne Binot à Cosne-sur-Loire, 85ème RI de ligne, année 1915 source

Au niveau des grades, la quasi majorité d'entre eux étaient des soldats de deuxième classe.  Mais figuraient  aussi deux canonniers, un brigadier, un caporal, un caporal tambour, un lieutenant, un maréchal des logis ainsi qu'un sergent.

Les causes de décès

Les soldats ont été le plus souvent tués à l'ennemi ou de leurs blessures. Il est précisé que Henri Gaston JOSSERAND a été tué à l'ennemi par éclats d'obus à Rouvel, dans la Somme.
Deux hommes sont également morts en captitivité. Henri Justin GODON est décédé d'une pneumonie  au camp Klein Wittenberg en Allemagne.
D'autres sont morts de maladie à l'hopital ou en ambulance, le plus souvent de maladies respiratoires : tuberculose, pneumonies.


La carte des lieux de décès

Et enfin, voici la cartographie des lieux de décès représentés par de petites étoiles.



Les prochaines semaines mes articles seront basés sur les découvertes  faites en lisant ces fiches.

jeudi 31 octobre 2013

Les sorciers du Carroi de Marlou. Un procès de sorcellerie en Berry.


Dans l'Berry on n'a pas de pétrole, mais on a des sorciers.

Pour ceux qui ne le sauraient pas, le Berry est une terre de sorciers, birettes [1] et autres meneurs de loups. Le musée de la sorcellerie est d'ailleurs l'un des lieux les plus visités du département du Cher.
Concernant la sorcellerie, une affaire en particulier est célèbre dans le Sancerrois, celle du "Carroi de Marlou" [2] situé au-dessus du village de Bué.

Habituellement les pièces des procès en sorcellerie n'étaient pas conservées ... mais celles de cette affaire l'ont été ! Et ont été publiées sous forme d'un ouvrage il y a quelques années [3]. Le dossier  reproduit  les dépositions, interrogatoires, confrontations, et les témoignages sur les possessions, le sabbat ...

L'affaire du carroir de Marloup

Je ne vais pas reprendre ici toute l'histoire racontée dans le procès, mais la description de quelques protagonistes et des principaux faits.

Celui par qui l'affaire arrive à partir de l'automne 1582 est Bernard GIRAULT (homonyme de mon beau-père). Un sorcier, Jehan TABOURDET, l'aurait possédé en faisant venir à lui par l'intermédiaire de son cousin, une petite bête noire (une sorte de taupe sans pied ni poils et de la grosseur d'un sabot) qui lui demande de renoncer à Dieu. Différentes séances d'exorcisme auront lieu, puis un procès à partir du 21 décembre. Celui-ci s'appuiera sur les dires du jeune homme, de voisins des prétendus sorciers et des dépositions des accusés. Pas moins de cent soixante personnes seront citées ou interviendront directement dans le procès. Le tout sur fond d'ensorcellement d'enfants ou d'animaux, de maladies.

Revenons un peu à nos sorciers.

Jehan TABOURDET, dit des Berthilles aurait rencontré le diable à de multiples reprises et assisté au sabbat. Un soir en revenant de Neuilly en Sancerre, au Bec d'Assiette, il rencontre un homme habillé de noir qui le tente ; ce n'est autre que le diable. Cinq ans plus tard celui-ci revient frapper à sa porte, et l'emmène au Carroi de Marloup où se tient le sabbat avec cinq ou six personnes, mais il n'y prendra pas part. Il rencontrera ensuite à de multiples reprises le diable et ira au moins une fois par an au sabbat.


Le Bec d'Assiette de nos jours. Source : google streetview


Un autre protagoniste est CAHOUET, connu comme sorcier et meneur de loup. Un certain Loys FROU racontera qu'après avoir refusé de rester souper chez lui, il fut contraint d'y retourner à cause de mille loups lui barrant la route. Durant le procès il niera tout ce qui lui est reproché.

Le diable apparaît sous différentes formes : souvent sous forme d'un cavalier noir, ou bien un chat noir, un cheval noir.

Le fameux sabbat y est décrit : on danse à l'envers, il y a des chandelles noires, on adore le derrière du diable sous la form d'un  homme en noir. Il s'y passe des choses non racontables ici entre sorciers et sorcières, voire avec le diable. Souvent à la fin, le diable donne des poudres aux participants, qui auraient la particularité de faire mourrir.


Le croisement du carroir de Marloup de nos jours. Source : google streetview

Extrait de l'interrogatoire de Joachim GIRAULT, dit le bossu de la Brosse



[…] Fut lors porté au sabat au carroy de Marlou où il adora le diable en forme d’homme noir, luy baisa le derrière comme les autres qui y estroient, dansa avec eulx, et apres la danse le diable leur maistre, qui se disoict avoir nom Chevau, eut accointance charnelle avec la femme de François Macé de Chavernolet, et chascung d’eulx après lui [...]
 

A l'issue du procès, cinq hommes seront pendus et étranglés puis leur cadavre brûlé. Une sorcière présumée est retrouvée pendue en prison, son corps sera brûlé. Exécuté au carroi de marloup, TABOURDET se rétractera.

Sur l'ouvrage

Il ne se contente pas de retranscrire les pièces du procès. Chronologie, cartes, lexiques, liste des noms de personnes et des lieux qui permettent de s'y retrouver plus facilement au milieu de tous ces personnages. A la suite du texte, se trouvent différents études sur l'histoire locale, le procès, les stratégies de l'accusation ou encore les sorciers d'hier et d'aujourd'hui.



[1] Sorte de spectre en chemise
[2] Carrefour des mauvais loups
[2] Les sorciers du Carroi de Marlou. Un procès de sorcellerie en Berry, 1582-1583. Nicole Jacques-Chaquin et Maxime Préaud. Editeur : Jérôme Millon, novembre 1998. Collection Atopia. 511 pages.

jeudi 17 octobre 2013

Jean BEAUNEZ le voyageur en cent mots

Un défi un peu plus compliqué cette fois, à savoir conter la vie d'un ancêtre ... en cent mots. Pour ma participation à ce nouveau challenge de Sophie Boudarel, j'ai choisi Jean BEAUNEZ mon premier ancêtre morvandiau.




Jean BEAUNEZ voit le jour en 1789 dans le Morvan, un lieu vallonné et de bocage. Il grandit dans une fratrie de huit frères et sœurs. Personne ne saura jamais quelle mouche les a piqués, mais il est parti avec son oncle Gaspard s’installer à plus de cent kilomètres de là.
Il se mariera trois fois à Herry, dans le Berry, et de ces unions naîtrons douze enfants. Pour son dernier mariage, il est âgé de quarante neuf ans, et son épouse est de trente ans sa cadette. Il vivra ses derniers jours comme manœuvre au Chêne, dans la plaine.
 


Agrandir le plan

Au loin, le hameau des "Beaunés" à Préporché (58)

dimanche 13 octobre 2013

Contrats de mariage : mon prochain gros chantier

Je n'ai pour le moment utilisé que les actes d’État Civil pour avancer dans ma généalogie. J'ai assez peu exploité la carrière militaire de mes ancêtres (c'est prévu), ni les actes notariés

Depuis quelques temps, il me démange d'aller regarder ce qui se passe du côté des contrats de mariage en espérant en tirer quelques enseignements sur mes ancêtres. L'éloignement géographique avec le berceau de mes ancêtres ne m'aide pas !

J'ai néanmoins commencé à y travailler :

- J'ai recensé entre 1850 et 1900 les contrats de mariage qui ont été rédigés. Pour cela j'ai tout simplement repris les actes de mariage de mes couples et regardé les informations : si un contrat a été rédigé, j'ai noté le nom du notaire, le lieu et la date.
- J'ai ensuite vérifié si le notaire en question a bien déposé les documents aux archives. Le cercle généalogique du Haut-Berry a mis en ligne la liste par lieu, avec les noms et prénoms du notaire ainsi que la période concernée.

Me voici avec une liste épurée, prête à me rendre aux archives !

Voici à quoi ressemble cette fameuse liste

Au final je me retrouve avec dix neufs unions. Pour six d'entre elles, il n'y a pas eut de contrat de mariage. Cela concerne particulièrement ma branche maternelle ; je fais l'hypothèse qu'il possédaient moins de terres.
Sur les treize unions restantes, ce ne sont que sept actes qui sont a priori disponibles. Cela représente un tiers des unions où je peux espérer en apprendre plus sur les futurs époux.

Il me semble que cela va bien m'occuper de les rechercher, et j'espère également trouver d'autres actes concernant la vie de mes ancêtres dans les liasses !

jeudi 10 octobre 2013

Patrimoine du Sancerrois [site internet]

Je viens ici faire la publicité d'une initiative du conseil général du Cher à saluer chaudement, le site intitulé Le patrimoine du Canton de Sancerre.

Le service de l'Inventaire du patrimoine a mené une étude dans le canton de Sancerre en 2000, et un site a été créé en reprenant les informations sur la cartographie et bien entendu le patrimoine architectural et mobilier. 

Le site comprend :

- Une présentation générale, avec notamment la méthodologie utilisée : comment ont été repérés, puis sélectionnés les monuments ?
- Une présentation du canton : géographique, historique, bien entendu une page sur le célèbre vignoble ainsi qu'une bibliographie des ouvrages et sources utilisées.

- Un accès par commune
* Avec une présentation géographique et historique. Il comprend de nombreuses cartes, dont une que j'affectionne particulièrement sur l'implantation des habitats y compris disparus. Une aubaine pour repérer les lieux-dits dans les actes.
* Une analyse générale de l'habitat.
* Un accès aux habitats repérés avec un accès cartographique, topographique ou thématique.


Exemple de maison de vigneron à Verdigny sur google maps.

Un bon moyen d'approcher la vie de nos ancêtres dans le canton !



jeudi 3 octobre 2013

Une photo et des regrets

Voici une photo découverte il y a deux ans : celle du mariage de mes arrière-grands-parents. Je l'ai regardée avec émotion, notamment parce que j'ai pu y voir pour la première fois leurs parents, qui n'étaient pour le moi que des noms et des prénoms.

J'avais pris plusieurs jours pour scanner des photos de mon grand-père, nous nous étions installés dans son bureau et en avons beaucoup trié. Sur celle-ci, mon grand-père m'a nommé presque toutes les personnes présentes, j'ai scanné la photo ... mais pris aucune note !

Ah le fameux carnet de notes à toujours avoir sur soi... Mon grand-père est malheureusement parti, et avec lui un grand nombre de ces souvenirs. Alors avant de tout oublier, voici ce dont je me souviens (c'est tellement peu que j'en ai mal au cœur de l'écrire).

La photo d'origine



Les quelques personnes dont je me souviens



Le mariage a eut lieu le 8 janvier 1926 à Sury-en-Vaux (18). 
Les époux avaient 22 ans, je trouve qu'ils en font plus !

A vos photos pour le généathème d'octobre !

lundi 30 septembre 2013

Organisation : ce que je retiens du généathème

Nous voici à la veille d'un nouveau thème du geneathème, l'occasion pour moi de faire un bilan des articles que j'ai lu.

1. Le carnet noir (ou pas) a de beaux jours devant lui. Je crois bien qu'aucun généablogeur n'est passé à 100% sur du virtuel. Et au final je me rends compte qu'à faire mes recherches majoritairement sur internet, je ne garde pas assez de notes écrites, ce qui me ferait pourtant gagner beaucoup de temps ...

=> Bonne résolution : ressortir mon carnet et ne plus m'en séparer !

2. Un outil à tester : la ligne de vie par couple. Elise nous a proposé la ligne de vie par couple. La présentation me plait bien, sous réserve que l'on n'ait pas à recopier les informations deux fois. Je vais me chercher un couple sur lequel le tester !

=> Bonne résolution : choisir un couple et tester cet outil.

3. Le cas Evernote. Après en avoir tellement entendu parlé, je me suis inscrite sur Evernote. Au final je l'utilise peu, simplement pour noter des idées d'articles pour le blog. Le rangement des articles ne me convient pas et je ne pense pas être le cœur de cible : si j'ai bien un ordinateur portable, je n'ai pas de tablette ni de smartphone, donc des besoins de "mobilité" bien moindres.

4. Fichiers informatique, rien qui me satisfasse à 100%. Là où mon organisation pèche, c'est sur l'organisation de mes fichiers informatiques. Et en lisant les articles des uns et des autres je n'ai rien trouvé qui me satisfasse vraiment. Un dossier par individu me semble fastidieux. Mais mon classement par numéro sosa n'est pas non plus génial : bref je vais encore tâtonner un peu !

=> Bonne résolution : ranger les fichiers qui traînent et renommer les fichiers avec mon organisation actuelle.

5. Sauvegardes : mon point noir. J'ai lu que de nombreux généalogistes ont une sauvegarde régulière de leurs données. De mon côté c'est quand j'y pense ! Je m'envoie mon fichier logiciel par mail, mes dossiers sur l'ordinateur ont eux été copiés il y a deux bons mois quand mon ordinateur a fumé (oui, oui) et que j'ai eut peur de tout perdre...

=> Bonne résolution :demander à mon mari informaticien comment automatiser mes sauvegardes (et oui je n'ai vraiment aucune excuse pour ne pas gérer au niveau informatique...


Et vous, qu'en retenez vous ?

lundi 23 septembre 2013

Mes vendanges

Depuis ma plus tendre enfance, rentrée et automne riment avec vendanges. Une atmosphère particulière, faite d'excitation, de jus de raisin fraichement pressé, du bruit des pressoirs qui tournent.

Le seau et le sécateur, le hoteu' qui passe dans les rangs, la brume et le calme à l'arrivée au matin. Le soleil, la chaleur et les doigts qui collent à cause du sucre en fin d'après-midi.

Ce sont ces vignes dont on connait les noms par cœur : les bouffants, pisse-au-pot, la belle oreille...

Les repas animés avec les vendangeurs, et bien entendu la poelée qui marque la fin des vendanges.


Un petit hommage à mon grand-père, ce seront les premières vendanges depuis son départ.
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Actuellement, ce sont 154 de mes ancêtres dont je sais qu'ils ont été vignerons. Je me demande bien à quoi pouvait ressembler cette période de l'année dans les siècles qui nous ont précédé.

lundi 16 septembre 2013

Ma petite (des)organisation

Le généathème de ce mois de septembre porte sur l'organisation de ses recherches généalogiques. Un exercice où je n’ai jamais excellé.
Je ferai un petit parallèle avec la recherche scientifique. Avant de lancer une étude scientifique, il faut penser son protocole expérimental très en amont, y compris la manière dont seront exploités les résultats. Car magie des statistiques, les analyses dépendront du protocole expérimental. A vouloir aller trop vite, le risque est d'obtenir de nombreux résultats ... difficilement exploitables (voire pas du tout).

L'organisation c'est un peu la même chose : si on ne la réfléchit pas en amont, on perd du temps et on risque de devoir tout changer !

  • Tout d'abord le logiciel

Pour bien travailler il faut un bon outil (ici le logiciel). Car la majorité des informations se trouvent à l'intérieur. Comme j'ai un peu de mal à noter sur un cahier mes différentes recherches, je les note en commentaire sur les fiches de mes ancêtres.

  • Mes fiches papier

Je vais l'avouer tout de suite : tous mes ancêtres n'ont pas leur fiche papier. De reprendre mes ancêtre un par un (par n° SOSA) m'a permis de revérifier les informations dont je disposais et me rendre compte qu'il manquait ça et là un acte de naissance ou de décès.

Ces fiches fonctionnent par couple.

Au recto : Monsieur en haut, Madame en bas. Pour chacun leur commune d'origine en haut à gauche (ici V = Verdigny, SV = Sury-en-Vaux) et le n° de SOSA à droite. Pour chaque acte je reprends la date, le noms des parents, la profession, les témoins...
Au verso, se trouvent les détails du mariage et dans la deuxième moitié de page les enfants. Je note ici aussi les mariages ne concernant pas directement ma généalogie.
 

  • Les dossiers sur mon ordinateur

Dans mon dossier généalogie j'y trouve des sous-dossiers :

- Actes : classés de la manière suivante : n° SOSA_Type d'acte_Nom. Au final pas terrible à cause des implexes. Mais difficile de tout changer !
- Blog : calendrier du challenge A à Z, illustrations, recherches spécifiques...
- Photos : mal triées (je n'ose même pas en parler)
- Ressources : outils dont je peux avoir besoin, sous-dossiers sur les métiers, les villages de mes ancêtres

Voilà un bref aperçu de ma petite (des)organisation. 
Et vous, comment vous organisez-vous ?

samedi 14 septembre 2013

Profiter des journées du patrimoine avec de jeunes enfants [hors-sujet]

Tous les ans des milliers de monuments peuvent être visités durant le week-end des journées du patrimoine. Avec des enfants en bas âge, pas facile ? Pour les enfants assez âgés, des activités peuvent être proposées, de quoi s'occuper utilement. Oui mais avec les plus jeunes ? Il suffit de bien choisir ses destinations et d'être un peu organisé en sachant que : 

la visite doit être courte au risque que les enfants s'énervent vite
il faut pouvoir s'éclipser facilement si ils deviennent intenables.

1. Je limite le temps de route

On évite les destinations trop lointaines au risque de commencer la visite avec des enfants déjà grognons. Pour ma part, une demi-heure de route me semble le maximum.

2. J'évite les lieux très prisés.

Qui dit lieu prisé, dit file d'attente : totalement inenvisageable. C'est le bon moment pour découvrir des lieux cachés, de petites pépites. Rien ne vous dit que la petite église qui semble bien banale ne renferme pas un trésor ? Et c'est sans compter sur l'enthousiasme des guides bénévoles.

3. Je privilégie les visites libres ou guidées de courte durée.

Difficile de garder les enfants calmes longtemps. Alors on oublie les visites guidées de 2h en intérieur. Les visites libres permettent de gérer son temps comme on l'entend, ou bien choisir des visites de courte durée.

4. J'aime les visites en extérieur

En croisant les doigts pour que la météo soit clémente, les visites d'extérieurs permettent de s'éclipser facilement, et surtout les enfants peuvent plus facilement crier et courir (sous l'oeil toujours vigilant des parents bien entendu).

5. Je ne suis pas trop gourmande

Les programmes à rallonge, c'était bien avant mais maintenant on oublie ! Prévoir une liste avec une ou deux visites à faire impérativement, puis d'autres à adapter en fonction du temps dont on dispose et la forme des enfants.
 
6. Je laisse la poussette à la maison

Parce que la poussette ça roule mal dans le gravier et ce n'est pas pratique pour monter les marches. On peut toujours la laisser à l'entrée de la visite, mais c'est tout de même bien encombrant. Alors pour porter bébé c'est l'écharpe ou le porte bébé. En plus en étant proche des parents, les plus jeunes s'endorment facilement. Pour les plus grands, il faut compter sur les bras de papa lorsque les enfants ne voudront plus marcher.

7. Je voyage léger ... mais avec l'essentiel

Je prévois dans la voiture de quoi changer bébé (deux couches, un peu de coton, une mini bouteille d'eau), un change, une bouteille d'eau et un goûter. On n'oublie pas non plus de quoi soigner les petits bobos : antiseptique et pansements si on tombe dans les allées d'un château.

8. Je n'oublie pas mon appareil photo ni mon carnet

Parce que le but c'est quand même bien de se cultiver et s'en mettre plein les yeux, je n'oublie pas mes outils essentiels : mon appareil photo et mon petit carnet. Et oui, on peut avoir la trentaine et faire de la résistance aux smartphones

Moulin de Bouillant, 2013

Bonnes visites !

mardi 6 août 2013

Villages de mes ancêtres, Sury-en-Vaux #1 le chemin de l'école

A l'initiative de Sophie Boudarel, nous sommes invités à nous pencher sur les villages de nos ancêtres. Je ne peux malheureusement pas y retourner cet été, mais je prévois une série de quelques billets pour vous les faire connaître.

Le village que je rencontre le plus souvent dans ma généalogie est Sury-en-Vaux, dans le Cher. Il y aurait bien des choses à raconter, aujourd'hui je vous ferai simplement découvrir le chemin d'école de mon grand-père. Habitant dans un hameau, il lui fallait parcourir près de 1,5 km aller sur un chemin bien  sympathique l'été, mais qui devait l'être beaucoup moins en plein hiver !

Je vous propose des captures d'écran actuelles des endroits les plus bucoliques de ce chemin. Elles proviennent de Google Street View, et ils ont eut la bonne idée de prendre leurs clichés en fin d'été.




lundi 10 juin 2013

Perrette BEAUVOIS, 3 mariages, 2 dispenses

J'ai rédigé la semaine précédente un article sur les dispenses de consanguinité. Voici une application pratique avec Perrette BEAUVOIS, ma sosa 1049. Mon aïeule s'est mariée trois fois et pour deux de ses mariages, une dispense de consanguinité aura été nécessaire.

Son premier mariage a lieu le 14/2/1692 à Sury-en-Vaux avec François REVERDY .

La dispense du 3ème degré de consanguinité nous apprends que François REVERDY est vigneron âgé de 24 ans tout comme Perrette BEAUVOIS.
Parmi les témoins de l'enquête menée sont cités Denis VATAN vigneron de 60 ans oncle de François REVERDY, Léonard DELAPORTE 53 ans cousin germain de François. Deux autres témoins sont François GUENOU marguillier et Louis SOUCHET sergent au bailliage.

Son second mariage a lieu le 10/9/1696 à Sury-en-Vaux avec René BLONDEAU, également veuf.

Cette fois c'est une dispense de deux au troisième degré d'affinité : ce ne sont donc pas des cousins directs ; le futur époux était en fait marié à une cousine de Perrette. René BLONDEAU est tuilier, âgé de 32 ans, Perette BEAUVOIS est âgée de 29 ans.
Parmi les témoins sont cités Denis VATAN vigneron 63 ans cousin issu de germain de Françoise DION, Louis SOUCHET "honnête personne", déjà témoin lors de la précédente dispense, sergent et Jean LAFOSSE "honnête personne".
Perrette se mariera une troisième fois le 17/01/1715 avec un certain Estienne BEAUVOIS. Malgré l'homonymie, il ne semble pas y avoir eut de dispense de consanguinité.

Tentative de schématisation des liens entre Perrette et ses époux.

Cet article est le deuxième du généathème sur le mariage et portait sur les dispenses de consanguinités. Dans le prochain vous découvrirez le mariage de Marie Joséphine BEUCHON, un mariage salutaire vu qu'il conduira à la reconnaissance de deux enfants ...

jeudi 6 juin 2013

Dispense de consanguinité, avoir le droit de se marier

La dispense de consanguinité, qu'est-ce que c'est ?

L'Eglise était jadis plus stricte qu'aujourd'hui : ainsi, on ne pouvait théoriquement pas se marier entre cousins (quatrième degré canonique), entre parents par alliance ou  bien entre affins (parenté spirituelle, par exemple une filleule et son parrain).

La dispense de consanguinité est l'accord donné pour un mariage qui correspond à l'un des cas expliqué ci-dessus. Elle était accordée soit par un évêque ou bien par le pape lui-même pour les dispenses du deuxième degré. Moyennant finance tout de même...

Un dossier de dispense complet comporte :
- la « supplique » ou la demande du curé des futurs époux. En plus d'informations sur les époux, il comprend le degré d'empêchement ainsi qu'un tableau de cousinage menant à l'ancêtre commun : la généalogie avant l'heure ;
- l'enquête comporte les témoignages des futurs époux, de deux témoins de la famille et de deux
témoins pris en dehors de la famille ;
- l’accord de l’évêque.

Un petit rappel des degrés de consanguinité en droit canonique

Des exemples dans mon arbre

 Une bonne partie de mes ancêtres provenant du même secteur, un mariage entre cousins pouvait se produire assez régulièrement. Un généalogiste amateur, Patrice Bizet, a réalisé un travail colossal en dépouillant les archives de consanguinité de Sury-en-Vaux et Verdigny entre 1649 et 1792. Cela m'a parfois permis de débloquer certaines situations.

La dispense la plus ancienne concerne le couple Annet DEZAT et Jehanne PREDON, mes sosa 2048 et 2049.
Ils ont obtenus une dispense de l'empêchement du trois au quatrième degré de consanguinité le 6 mai 1649. Ils ont obtenu une bulle de dispense de consanguinité du pape Innocent X le 9 février 1648.

L'enquête a été réalisée le 30 mars 1649 par François POIRIER, curé de Sury-en-Vaux.

Les témoins étaient Simon GRANGIER, vigneron, Antoine CHERRIER, vigneron et François GIRARD laboureur, tous les trois résidant à Sury-en-Vaux.



Une autre dispense en date du 2 janvier 1693  concerne  le couple Louis REVERDY et Anne NEPVEU mes sosa 1122 et 1123.
Ce qui est intéressant, c'est que l'on peut en savoir un peu plus sur ces ancêtres, à une époque où l'on retrouve peu d’informations dans les registres paroissiaux. Ainsi on apprend que ce sont de pauvres habitants de la paroisse de Sury-en-Vaux. Pourtant le père de la mariée était notaire et procureur lors de son décès...
Dans un prochain article je vous présenterai  le cas de Perrette BEAUVOIS, mariée deux fois avec deux dispenses bien différente.

Et vous, avez-vous déjà rencontré ces dispenses pour vos ancêtres ?

mercredi 29 mai 2013

Si ma généalogie était ... un poète

Cela serait certainement Jean-Louis BONCOEUR. Un homme de lettres, qui a écrit presque par hasard des pièces paysannes. Se dessine alors le personnage de Jean-Louis Boncoeur, berger diseur de poèmes. Mon grand-père m'en a offert le recueil "Le Berger m'a dit...". Un homme qui a œuvré pour sauvegarder "l'esprit berrichon". Bien loin de l'accent forcé que certains humoristes prennent en parlant berrichon, je vous invite à écouter ce poème récité, je crois vraiment entendre les "vieux" de mon village ...





Je me suis inspirée du blog Des Branches dont l'auteur s'est lancé dans le portrait chinois de sa généalogie. Quelle bonne idée !

dimanche 26 mai 2013

GRANGER Jean-Baptiste, une vie dans l'église ...

Je vais vous parler aujourd'hui non pas de mes ancêtres, mais d'un ancêtre rencontré dans l'arbre de mon mari. Et oui, en étudiant son arbre en plus du mien, cela fait deux fois plus d'ancêtres à rencontrer !
Grâce à la mise en ligne des archives du Cher, j'ai pu remonter les branches de son arbre.

Je me suis notamment attaché à découvrir un couple, Pierre GRANGER scieur de long à Ivoy-le-Pré et Marie Madeleine AULNAY, SOSA 392 et 393.

Leur fils René GRANGER, également scieur de long est l'aïeul de mon mari. En cherchant son acte de décès, je découvre ses frères et sœurs.

Je découvre un frère, Jean-Baptiste GRANGER né en 1774. Il décède en 1849, et oh surprise : il est mentionné que sa profession est ... sacristain. J'avoue que je ne connais pas bien cette fonction. Il est précisé qu'il est marié, donc rien à voir avec un moine ou un prêtre. Renseignement pris, le sacristain gèrerait en fait l'intendance de l'église, et est donc un véritable employé de l'église. Il est nommée et rémunéré par une "fabrique", association comportant plusieurs membres et dirigée par un ou plusieurs marguilliers.

Je le rencontre forcément témoin de nombreux décès à Ivoy-le-Pré, la préparation des sépultures étant réservé au sacristain.

Mais a-t-il toujours été sacristain ? Je recherche alors son acte de mariage. Il s'est marié à Ennordres avec ..... Sa profession n'est pas sacristain, mais marguillier ! Le fameux marguillier en charge notamment de l'intendance lié aux employés d'église. Il tenait le matricule, registre où était enregistré les pauvres gens demandant l'aumône à la porte des églises ; il était en gros le gestionnaire du budget de l'église. Qui dit tenir un registre, signifie savoir lire et écrire ! Il pouvait également servir d'aide au sacristain.



Il aura donc vécu dans une église la plus grande partie de sa vie !

Quelques remarques sur Jean-Baptiste GRANGER :
  • Jusqu'à présent, je ne lui ai pas trouvé de descendant, bien qu'il soit marié
  • Fait peu fréquent à cette époque (voire rarissime), il signe sur les actes ! Il signe par exemple sur un acte de mariage en 1792.

Quelques informations sur les employés d'églises sur ce site.

samedi 18 mai 2013

Tous les chemins mènent ... ici #1

Le but de ce blog est bien entendu d'être lu. Comme de nombreux généalogistes présents sur internet, je passe du temps à mes recherches et à trouver des thèmes susceptibles d'attirer les lecteurs... mais finalement ce n'est pas toujours ce qui attire le plus ! Il y a quelques temps j'ai vu un sursaut de consultations de mon blog ... J'ai alors cherché à savoir pourquoi, et c'est qui m'a donné l'idée de cet article sur les termes de recherche qui mènent ici.


  • "Où est charlie" ... et ses variantes. C'est incontestablement le mot-clé qui mène le plus ici, tout à fait par hasard. C'est lié à un article du challenge AZ intitulé O comme Où est Charlie, où je parlais de ces ancêtres voyageurs difficiles à retrouver.
  •  Des recherches qui doivent également être plus liées à des images ou photos qui illustrent mes articles : le "château de Neuschwanstein" pour lequel une photo avait servit à illustrer un article sur les voyages, toujours pour le challenge AZ. "Humour le chat" ... très certainement en lien avec mon bilan du challenge AZ.
  • "Les textes permettent de" ... de quoi ?
  • Deux recherches plus en loin avec mes articles sur l'histoire et la géographie local : "témoignage sur région pays fort", peut-être suite à mon article B comme Berry (mais où il n'y a pas de témoignage) et "la Belaine", rivière à laquelle j'avais consacré un article Meunier sur la Belaine.
  • Et enfin un généalogiste qui n'aura malheureusement pas trouvé son bonheur chez moi en faisant une recherche "généalogie Gimard du Berry".

dimanche 12 mai 2013

Encadrer, éduquer, protéger - l'enfance à travers les archives XIXe - XXe siècle

Je relaie ici une exposition présentée aux archives départementales du Cher, du 26 mars au 16 juin 2013. Être enfant entre le XIXe et le XXe siècle : ça ressemblait à quoi ?

Source : archives18.fr

Honnêtement, vu ce que j'ai découvert dans ma généalogie, peu de risque que la vie de mes jeunes ancêtres ait ressemblé à la photo ci-dessus. Ils devaient plutôt aller travailler jeunes dans la champs, lorsqu'ils avaient la chance d'avoir survécu aux premières années très dures dans les campagnes.


Voici ce qui est inscrit sur le site des archives pour présenter l'exposition :

Dans la conscience collective l’enfance est souvent associée à l’insouciance, aux jeux et aux jours heureux. Ces images idéalisées produites par un monde d’adultes peuvent recouvrir des réalités contrastées selon les pays, les époques, le milieu social ou familial dans lequel les enfants ont vu le jour. Elles sont issues de la lente prise de conscience d’une condition spécifique de l’enfant dans les sociétés contemporaines. Le sort des enfants désoeuvrés au milieu du XIXe siècle, décrit par Dickens ou Hugo, trouve un écho frappant dans les archives de cette époque. Conditions de travail des apprentis dans les usines, vie des jeunes ouvriers dans les campagnes et lents progrès de la scolarisation sont connus mais à la lumière des documents d’archives revivent intensément. D’autres thèmes tels que les expériences nouvelles tentées pour la détention des mineurs délinquants, le développement de l’assistance publique ou le destin des enfants dans les guerres mondiales n’avaient jamais fait l’objet d’une exposition dans le département.

Pour tous ceux qui ne pourront pas s'y rendre, il est possible de télécharger le catalogue de l'exposition ici (il faut s'inscrire sur le site scribd pour télécharger).


mercredi 8 mai 2013

La fusillade des Fours à Chaux, le Maquis de Veaugues

Pour ce 8 mai, je reviens sur un monument du sancerrois, devant lequel je suis passée quelque fois mais dont je ne connaissais pourtant pas l'histoire exacte.

Celui-ci se trouve sur le bord d"une route, entre Veaugues et Neuvy. Il s'agit en fait d'un monument commémoratif en mémoire de maquisards fusillés. Je suis allée fouiller dans les documents sur internet pour essayer de reconstituer cette histoire.


Agrandir le plan
  • Quelques éléments sur la seconde guerre mondiale dans le Cher
Le site du musée de la résistance et de la déportation du Cher nous apporte quelques éléments sur la répression allemande dans le département du Cher. Celle-ci peut -être découpée en trois périodes :

- De l’été 1940 à avril 1942 : une répression en zone Nord menée par la Wehrmacht et les douaniers allemands à la ligne de démarcation.
- A partir d’avril 1942 : installation à Bourges de la Gestapo et recours à des agents français. Interventions d’abord en zone Nord puis à partir de novembre 1942 dans les deux zones ; cette période va jusqu’au 6 juin 1944.
- A partir du 6 juin 1944 la période des combats et des représailles jusqu’à la libération du département le 13 septembre 1944. 

La tragédie de Veaugues est liée à un homme : Pierre PAOLI. Ce dernier est originaire du Cher. Il maîtrise très bien la langue allemande et se lie d'amitié avec un capitaine allemand. En 1943, il entre au service de la Gestapo à Bourges comme interprète. Il devient ensuite  policier inquisiteur, puis tortionnaire et assassin. Le 15 août 1943 à Aubigny, il est la cible d'un attentat, mais malgré une raffle de balles il survit. Il quittera Bourges le 6 août 1944 avec les troupes allemandes ... il avouera plus tard entre 200 et 300 arrestations et tortures. Il sera condamné à mort et exécuté à Bourges.
  • Le 19 mai 1944 à Veaugues
Ce qui s'est passé à Veaugues, a été raconté par Pierre PAOLI lui-même. Tout commence par un plan d'attaque mené contre les maquisards présents dans les bois de Veaugues, menés par "Capitaine Daniel". Un indicateur "du cru" a livré moyennant une belle rémunération les poisitions du maquis. Le 19 mai matin dès 7h des troupes d'infanterie de la Wehrmacht prennent place, avec véhicules blindées et un Messeschmidt Bf109 qui opère un vol de reconnaissance.
La Gestapo de Bourges est également présente, prête à en finir avec un "réseau de terroristes" qui sévit dans la région.

A 14h, un mécanicien (Marcel Léger) est interpellé chez car il aurait l'habitude de recevoir des résistants chez lui. La voiture sort de Veaugues et subit bientôt les feux du  groupe de maquisards qui se retrouvent pris au piège : plus de de deux cents soldats encerclent les tireurs. S'en suit une fusillade où sept maquisars et un huitième homme furent tués ainsi qu'un agent de la Gestapo. Capitaine Daniel réussit à s'enfuir.

Photo issue du blog Veaugues.overblog
Quelques éléments :


Un article sur le blog LibrHerry reprend un extrait du livre de Pierre Paoli.

Les lycéens de Marguerite de Navarre, lycée de Bourges, proposent un site sur la répression dans le Cher, dans le cadre d'un concours sur la résistance : une belle initiative.

Et enfin le livre de Jacques Gimard, Trompe-la-Mort, les cahiers secrets de Pierre Paoli, agent français de la Gestapo. ISBN-13 : 978-2919760046.